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«Seules 8000 entreprises disposent d’un code barre» Algérie

Sur les plus de 1.5 millions de registres de commerce recensés, seules 8000 entités disposent d’un code barre sur leurs produits, a indiqué, ce mercredi 19 septembre 2018, Halim Recham, Directeur général de l’association GS1 Algérie, spécialisée dans l’identification automatique et la codification des marchandises.

En effet, d’après M. Recham qui était l’invité de la radio chaîne 1, plus de 99% des entreprises algériennes n’utilisent pas le code barre sur leur produits. Ce manque d’intérêt des entreprises, est justifié selon le même responsable par «le vide juridique qui n’oblige pas les producteurs à se conformer à cette mesure». Il a ajouté que, le code barre n’est pas pris en considération dans la liste des données obligatoires à contrôler par les services de contrôle du Ministère du commerce.

M. Recham a tenu à assurer que, ces normes appliquées partout dans le monde, sont faciles et simples, et ne sont pas coûteuses pour les producteurs, mais, leur finalité est de protéger l’entreprise productrice, l’économie nationale ainsi que, le produit contre la contrefaçon et de vol.

Dans ce sens, il est utile de rappeler que l’absence de codification se traduit par l’absence de traçabilités des produits sur le marché et la gangrène de l’informel.

M. Recham a regretté le fait que des produits que des produits fabriqués en Algérie, et dont le code barre soit d’un pays étranger, ce qui constitue selon lui, une arnaque pour le consommateur. Et malheureusement, selon lui, ce phénomène a pris de l’ampleur ces dernières années, malgré que, les services concernés ont été informés de cette situation.

Il a fait savoir que, approximativement, seule la filière de l’électronique et électroménager qui se conforme à cette disposition d’utilisation du code barre. «Le marché national nous ne intéresse pas, mais, dès qu’on veut exporter, on s’applique à utiliser le code barre», a-t-il souligné.

Pour rappel, GS1 Algérie est une association non gouvernementale, à but non lucratif créée en 1994 à l’initiative du ministère de l’économie, actuellement, ministère du commerce et d’entreprises algériennes publiques et privées de différents secteurs d’activité ainsi que le fond du contrôle de qualité du ministère du commerce. Avant 1995, l’association GS1 Algérie  ne dépendait pas de  GS1 International. A cette date, les membres fondateurs de GS1 Algérie ont formulé leur demande d’adhésion afin d’avoir leur propre numéro international.

Elle est composée, aujourd’hui de 112 pays et dessert, entre autres, 150 autres pays dont les numéros des codes à barre sont attribués par Bruxelles, contrairement aux 112 pays membres qui ont chacun un préfixe.

Ce dernier sert à identifier la marque du produit qu’il soit fabriqué par exemple en Algérie ou pour le compte du marché algérien. A titre d’exemple, le numéro du code à barre de la marque CocaCola est attribué par Bruxelles et sa référence suit la marque, même fabriqué en Algérie. Donc tout produit portant le préfixe 613 signifie que la marque du produit est algérienne. Cela veut dire, soit il est fabriqué en Algérie ou sous licence algérienne.

Le DG de GS1 Algérie a rappelé que, une décision internationale qui a fixé pour 2019,  le dernier délai pour se conformer à cette norme de «code barre» pour la commercialisation des produits pharmaceutiques dans les pays européens, et ce, dans le but de couper le chemin aux entreprises de production de médicaments qui ne montrent pas l’origine ou l’identité de leurs produits. Un principe auquel ont adhéré, selon M. Recham plusieurs pays arabes qui importent certains produits pharmaceutiques de l’Algérie. Ce qui pousserait, d’après le même responsable les producteurs algériens d’utiliser le code barre sur le produits après cette échéance.



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