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pourquoi un boycott semble improbable

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Des messages et une prise de conscience, mais un boycott de la Coupe du monde au Qatar? Cela parait inenvisageable pour Nicolas Ksiss-Martov, journaliste So Foot et spécialiste de la question, comme il l’a expliqué ce mercredi sur RMC. Depuis […]

Des messages et une prise de conscience, mais un boycott de la Coupe du monde au Qatar? Cela parait inenvisageable pour Nicolas Ksiss-Martov, journaliste So Foot et spécialiste de la question, comme il l’a expliqué ce mercredi sur RMC.

Depuis une semaine, les messages fleurissent sur les tee-shirts de plusieurs stars du football mondial. Le lancement des qualifications à la Coupe du monde 2022 s’est accompagné d’appels au respect des droits de l’homme au Qatar, où se disputera la compétition dans un an et demi. Tour à tour, les joueurs de la Norvège, de l’Allemagne, des Pays-Bas ou de la Belgique ont affiché des messages en ce sens. L’idée d’un possible boycott du Mondial a même émergé après la parution d’une enquête du Guardian, dénonçant les conditions de travail sur les stades depuis l’attribution de la compétition au pays de la péninsule arabique en 2010.

Le débat enflamme notamment la Norvège, dont la population se dit majoritairement en faveur d’une absence volontaire de leurs joueurs s’ils se qualifiaient. Un boycott semble pourtant difficilement imaginable.

“Je ne vois aucun Etat, ni aucune fédération d’équipe qualifiée décider de boycotter la compétition au Qatar, confie Nicolas Kssis-Martov, journaliste So Foot et spécialiste de la question, ce mercredi dans Apolline Matin sur RMC. C’est le cas de la France où Noël Le Graët, qui a été réélu à la tête de la Fédération française de football, l’a clairement indiqué. Le gouvernement français n’a rien dit à ce propos. Il n’y aura pas de boycott, il y aura éventuellement des prises de conscience, des prises de parole ‘citoyennes’ ou des équipes qui porteront des tee-shirts mais ça s’arrêtera là. C’est trop important pour le football une Coupe du monde.”

L'équipe d'Allemagne avant d'affronter l'Islande
L’équipe d’Allemagne avant d’affronter l’Islande © AFP
Le message de la Norvège
Le message de la Norvège © AFP

La prise de conscience apparaît tardive onze ans après l’attribution du Mondial, même si plusieurs voix politiques françaises de l’opposition – comme Europe-Ecologie Les Verts ou l’extrême droite – se sont prononcés en faveur du boycott. Au niveau du terrain, les positions restent mesurées et sans autre cas concret que des messages de sensibilisation. Aucune sélection n’a, par exemple, snobé le début des qualifications et l’absence d’une sélection qualifiée au Qatar semble hypothétique.

“Il est trop tard pour boycotter”

“Boycotter, il y a quelques années, j’aurais pu l’entendre, explique Cédric Roussel, député LREM des Alpes-Maritimes. Maintenant, il est trop tard, les stades sont finis. Il faut passer à un autre mode d’action et profiter de cette Coupe du monde pour rappeler que rien n’est au-dessus des droits de l’Homme, certainement pas le sport, le ‘soft power’, ni les intérêts économiques.”

“Les joueurs ont fait des actions symboliques pour demander une prise en compte des droits humains, ce qui est une prise de position d’une grande partie des ONG comme Amnesty international pour demander à la Fifa qu’elle soit un peu plus exigeante pour ce qu’il se passe au Qatar, précise Nicolas Kssis-Martov. La question de savoir: est-ce que nous en tant que footballeur, fédération – et je ne parle même pas des gouvernements – nous pouvons accepter de laisser nos sélections aller là-bas? Je ne vois pas une demi-seconde cet évènement se produire sauf si d’autres paramètres – comme une crise géopolitique dans le coin – se produit.”

Pour lui, le combat ne doit d’ailleurs pas être mené par les joueurs, même s’ils seront sur le terrain. “C’est souhaitable mais je les vois mal aller sur ce terrain-là parce qu’une Coupe du monde est importante pour eux, conclut Nicolas Kssis-Martiov. Ça a de la valeur marchande, ça les valorise au niveau du mercato et ce qu’ils représentent. Mbappé avait eu des prises de position assez intelligentes sur les violences policières mais il joue au PSG qui appartient au Qatar. Il y a des contradictions qui vont entrer très fortement en ligne de compte. Ça voudrait dire que les joueurs aient la conscience très vive de cet ordre-là. Mais la responsabilité tombe d’ailleurs sur les fédérations et le gouvernement.”


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