Le Corbusier
Le Corbusier

Le Corbusier

 

 

 

Immédiatement l’orage éclate. En 1923, assaillide propos discourtois mais occupéen partie à une activité d’architecture et d’urbanisme, en doctrine et en pratique je cessai délibérément d’exister publiquement en tant que peintre,sans pour cela arrêter de me consacrer tout autant à la peinture. Ce furenttrente années de silence, 1923-1953 (Le Corbusier et architecture ).

A 77 ans, étant désormais un architecte pris en considération, on me demande de fournir une explication comment sans enseignement ni préparation ai-je su créer une émotion moderne de nature architecturale ?Derrière les conclusions très arbitraires des spectateurs il se passe chez tout homme donné des événements essentiels que des circonstances peuvent avoir conduit à ne pas le crier sur les toits. En l’occurrence,entré dans l’action en 1918, j’ai commencé par une formulation de principes,c’est-à-dire que je partais du pied gauche dans une direction discernée à l’âge de 30 ans .

 

En 1948 j’écrivais : “Je pense que sil’on accorde quelque chose à monœuvre d’architecte (je rectifie ainsi aujourd’hui : je pense que si l’on a puaccorder quelque attention à monœuvre d’architecte) c’est à ce labeur
secret qu’il faut en attribuer la vertu profonde”.


Une œuvre est faite pour elle-même,sortie d’un homme et scellée aumoment où il ne peut plus rien extraire
de lui-même parce qu’il a tout sorti,tout essayé, s’octroyant même les délices que peut-être personne ne
goûtera jamais. Qu’importe. C’est lui l’artiste, et c’est pour lui seul qu’il est capable de cet effort terrible pour
sortir de sa nuit, de sa seule nuit.


L’œuvre d’art est un jeu. On crée soi même la règle de son propre jeu.Encore faut-il que cette règle apparaisse à ceux qui eux aussi cherchent à jouer.
Le dessin, lui, est le témoin. Témoin impartial et moteur des œuvres ducréateur. Témoin aussi d’une véritable bataille.

 

 

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